samedi, septembre 22, 2007

Les ambitions françaises

Après quelques mois de silence, le blog de NewPress va revenir en force pour de nouvelles annonces tonitruantes, et ceci, très prochainement. En attendant, un petit mot sur ce que nous observons en ce moment sur le marché français des magazines digitaux. Après le kiosque du groupe Hachette (relay.fr, virginmega.fr, etc.), monkiosque.fr, initialement créé par Cyber Press Publishing et récemment racheté par un collecteur d'abonnements qui ne nous est pas inconnu — après la mise en liquidation du groupe qui en avait diligenté le développement, en utilisant soit dit en passant le financement de l’OSEO (ex-ANVAR) - , numérikiosque, lekiosque.fr, PressIndex/Discount Presse, sans parler des kiosques qui n’en sont qu’au stade de la réflexion ou du développement (ADLPartner ou Viapresse) ou des technologies non affiliées à des kiosques, c'est au tour des MLP d'annoncer la sortie d'un énième kiosque numérique (annonce qui arrivera officiellement le 2 octobre 2007) pour la vente et la diffusion de magazines à lire sur écran. En un peu plus d'une année, ce sont donc 6 kiosques qui auront vu le jour et des dizaines de développements divers, indépendants, plus ou moins réussis, qui auront déferlé sur le marché français afin de conquérir « le futur marché » de la lecture de magazines numériques. Chez NewPress, nous sommes assez surpris de cet engouement en particulier compte tenu de la taille du marché français, un marché qualifié « d'embryonnaire » par certains interlocuteurs que nous avons rencontrés (et qui appartiennent à la liste ci-dessus de surcroît... :-) et des résultats des premiers kiosques apparus en 2006. Selon toute vraisemblance, c’est l’annonce d’Hachette en 2006 qui aura déclenché ce déferlement : rappelons que Gérald de Roquemaurel, PDG de Hachette Filipacchi Médias à l’époque, prévoyait au niveau mondial d'ici dix ans, 20 % d'abonnés en ligne pour les magazines de son groupe. Pour faire une analogie simple, ceci ressemble fort au syndrome des renseignements téléphoniques (le 12) lors de l’ouverture à la concurrence en novembre 2005. Petit rappel : une pléthore de numéros 118 XYZ (26 ou 27 acteurs, pas moins et 240 millions d’euros investis en publicité rien qu’en 2006 et aujourd’hui, moins de 2 ans après, 4 acteurs qui restent réellement actifs, les autres ayant quasiment disparu...). Bref un beau gâchis, des millions d’euros évaporés pour une manne qui s’est tarie au profit, en particulier, de la recherche sur Internet, gratuite elle ! Aux États-Unis, seules 4 technologies sont réellement présentes sur le marché. Simplement un marché 10 fois plus important et plus mature que le marché français, même si certaines de ses caractéristiques sont évidemment différentes (nous y reviendrons dans un prochain post). Et ce marché, nous le connaissons bien puisque la technologie que nous représentons, le Nxtbook, en est le leader ; en outre, nos collaborateurs de Pennsylvanie nous en donnent des informations tous les jours. La bataille du magazine digital est donc bien lancée. Mais les désillusions et les "dégâts collatéraux" risquent d’être importants.

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